03 juin 2008

Le Hezbollah a rendu des restes de soldats israéliens décédés en juillet 2006.

e002a32ca2213039ade5c66c9f48d89c.jpgAprès la libération dimanche matin par Israël de Nassim Moussa Mohammed Nasser, après six années d’emprisonnement pour avoir donné des renseignements au Hezbollah, cette organisation a rendu inopinément les restes de plusieurs soldats israéliens. Ehud Goldwasser et Eldad Regev dont l’enlèvement avait conduit à la guerre de juillet 2006, et dont la libération est réclamée par l'Etat hébreu, mais qui seraient morts de leurs blessures ne figurent pas parmi les dépouilles rendues.

Cette démarche, qui ne sera confirmée qu’après identification formelle par les autorités israéliennes des restes des soldats, permet d’accomplir un pas supplémentaire dans l’accomplissement de la résolution 1701 du conseil de sécurité des Nations Unis, qui forme le cadre du mandat actuel de la FINUL 2 au sud Liban.

Ce geste, qui a semblé surprendre les israéliens, même si personne ne peut encore deviner si des négociations préalables avaient ou non eu lieu sur ce sujet entre les parties prenantes, est un pas supplémentaire vers une certaine normalisation dans la région du sud Liban.

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31 mai 2008

Une semaine sanglante au Liban.

8fe25e6c385c5cc0419baedcd64f2eb2.jpgLes six photos originales ne sont pas reproductibles sans autorisation. Elles sont de P.G.

La semaine sanglante qui vient de s’achever dans le compromis trouvé par la ligue arabe mérite quelques lignes d’interprétation. Ce post n’a rien à voir avec le contenu habituel de ce blog, il figure ici parce que je suis temporairement au Liban depuis plusieurs mois, impliqué de loin pour raisons professionnelles dans certains jeux diplomatiques ou de pouvoir au pays du cèdre.

La conquête de la majeure partie de Beyrouth Ouest par le Hezbollah a débuté à l’occasion d’une grève générale organisée pour protester contre la hausse du coût de la vie le 7 mai dernier. Le cours des événements, leur développement extrêmement rapide et particulièrement violent ont remis au premier plan les plaies du Liban. Durant presque quatre ans, ce pays a été plongé dans une crise larvée mais permanente articulée autour de cinq problèmes apparemment insolubles :

  • la composition du gouvernement de coalition (1),
  • son programme,
  • la mise en place du tribunal international enquêtant sur l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri,
  • le choix du président de la république,
  • et enfin la loi électorale.

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