06 mai 2007
Trompettes de la renommée.
Le buzz médiatique qui a suivi le débat de mercredi soir a été proprement hallucinant. A peine les deux candidats avaient-ils terminé de débattre que le parti socialiste, relayé presque immédiatement par la quasi-totalité des journalistes de tous supports, entamait le refrain de la « victoire » d’une Ségolène Royal « combattive », « solide », « ferme », aux « arguments percutants », face à un Nicolas Sarkozy effacé, « petit garçon », parfois « hésitant », voire même « hargneux ». Cette antienne a été reprise par presque tout le monde médiatique jusqu’à jeudi soir, à quelques exceptions près. Les français avaient-ils vu le même débat ?
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30 avril 2007
Il n’y aura pas d’échec de Ségolène Royal.
Il y aura une victoire de Nicolas Sarkozy. C’est différent. Le choix des électeurs de dimanche prochain sera un choix positif, une adhésion à un espoir d’avenir, pas un rejet, pas une élimination, ou en tous cas pas seulement, pas suffisamment pour décrire l’ampleur de cette victoire, qui sera forte, plus forte que les sondages ne l’annoncent aujourd’hui.
Les électeurs de 2007 vont fixer leur choix sur un programme et une personnalité, sur une aspiration à un vrai changement, sur un espoir (un désir ?) d’avenir, sur du concret, sur la crédibilité d’un parcours personnel, sur la cohérence d’un discours.
Pas sur le bilan de Chirac. Pas sur la détestation supposée et artificielle d’un homme. Pas seulement sur des « valeurs », sur des positions « morales ».
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Perdant - perdant : un débat pour rien.
C’est l’impression que laisse la rencontre entre Ségolène Royal et Bayrou, samedi dernier. Après en avoir tant parlé, surtout grâce aux cries d’orfraie du candidat centriste battu hurlant au complot médiatique, on en retient presque rien : juste que Ségolène Royal est venue baiser la main béarnaise et s’agenouiller devant celui qui ne détient pas la clé des voix centristes.
Les convergences modestes et floues sont bien celles connues depuis la campagne du premier tour, les divergences lourdes sur l’essentiel sont également bien identifiées depuis longtemps.
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, democratie, sarkozy, royal, bayrou, second tour
La presse qui se courbe : un mythe.
C’est bien un mythe que Bayrou et Ségolène Royal veulent faire revivre dans cette campagne. La presse est libre en France. Tout le monde le sait et le voit chaque jour en la lisant, en l’écoutant et en la regardant. Toutes les opinions sont représentées, et même sans doute les idées de gauche doivent elles être majoritaires parmi les journalistes du service public, comme l'étude citée plus loin le suggère largement.
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27 avril 2007
Bayrou la haine.
Il devient l’homme des ragots, des insinuations mensongères, des montages et de la désinformation. Bayrou accuse sans preuves, mais ses propos seraient « crédibles », car ils collent bien à la « réputation » de la personnalité de Nicolas Sarkozy ! Ce dernier donnerait des ordres à Canal plus ! A croire que ni Bayrou ni Ségolène Royal ne regardent les « guignols de l’info » !
On nage en plein délire, et la comparaison que fait Nicolas Sarkozy avec les procès de Moscou tient bien * ! Faut-il que les adversaires du candidat UMP soient à cours de tout et dans une fatale panique pour en arriver à cet imbroglio sordide d’accusations haineuses sur un sujet microscopique. Et cette aversion insidieuse vient principalement de Bayrou, qui en a fait son suc dans la dernière partie de la campagne, souvenons nous du déshonorant numéro de « Marianne » avant le premier tour. Avec les résultats que l’exposition de cette haine grotesque a eu dimanche dernier, ils seraient tous bien embouchés de changer de sujet… Et de tenir une promesse de campagne : « rénover » la vie politique.
20:40 Publié dans Actualité , Débat 2008 , Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, democratie, sarkozy, royal, bayrou, second tour
Bayrou en son délire paranoïaque.
Bayrou n’arrête pas de jouer la théorie du complot. Il donne dans le populisme le plus glauque et le plus crapoteux. Son ambition délirante n’a de cesse de s’exprimer, malgré le score du premier tour. Faute de pouvoir gagner sur le plan des idées et dans les urnes, il calomnie, lance des rumeurs, pousse des cris d’orfraie, hurle au complot, dénonce sans prouver. Il a eu des prédécesseurs dans cet exercice.
09:25 Publié dans Actualité , Débat 2008 , Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, democratie, debats, sarkozy, royal, second tour
26 avril 2007
L’immaculée candidate…
...En son affiche de campagne du second tour. Elle me fiche le bourdon, la sainte, que je vois plutôt en mère castratrice qu’en Jeanne d’Arc du 21ème siècle….
Et son slogan la représente bien aussi : cela ne veut rien dire au premier abord, c'est même assez creux, puis on comprend que cela parle d'elle, et d'elle seule, puis on devine un jeu de mot qui apparaît bien populiste en seconde analyse... Bref, tout ce que l'on aime.
Au secours : je ne veux pas me faire fesser par maman Ségo !
Voilà que je m'essaye au pendant de la campagne de gauche : tout sauf Sego ! C'est pas très fin, mais c'est vrai que ça fait du bien !
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25 avril 2007
Halte à la confusion…
Il faut arrêter avec Bayrou. Il a été éliminé par les français. Il n’est pas propriétaire de ses votes, on pourrait dire presque moins que quiconque, lui qui a monté son fond de commerce du premier tour sur la confusion des genres et l’improvisation face à une gauche déroutée par une candidate de petit talent.
Tout le monde ou presque se moque de ce qu’il pourrait choisir le 6 mai. Ceux pour qui cela a une importance voteront de toute façon pour n’importe qui ou n’importe quoi… Bayrou ne sera sans doute plus grand-chose avec son parti démocrate après les élections législatives, et sans doute encore moins dans cinq ans, si toutefois Nicolas Sarkozy l’emporte et si sa politique réussit.
Au second tour, il faut se concentrer sur les propositions faites aux français et sur le seul adversaire qui demeure, celui ou celle qui a été qualifié(e). C’est sur ce que les français retiendront des propositions faites, et sur la qualité intrinsèque du candidat que se fera la victoire.
Et sur ce dernier point nul doute que le favori demeure Nicolas Sarkozy, malgré la campagne sordide de dénigrement en cours.
23:05 Publié dans Actualité , Débat 2008 , Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, democratie, debats, sarkozy, royal, second tour
24 avril 2007
Chômage : il faut faire le pari de Pascal !
En ce moment où le débat de fond revient, si tant est que le syndrome du « TSS » s'estompe, je ne résiste pas à l’occasion de faire reparaître cette note de mai 2006.
On connaît le pari de Pascal : il est préférable dans tous les cas, que Dieu existe ou non, de choisir de croire en son existence, si toutefois l'on admet qu'il y a une vie éternelle.
Il s'applique au problème du chômage : pour tenter de résoudre le problème du chômage (si toutefois nous le croyons soluble), faisons le pari, que l'on y croit ou non, que le libéralisme et la flexibilité sont les solutions.
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23 avril 2007
La défaite des extrêmes.
Avec la participation historique, c’est bien la grande nouveauté de ce scrutin. Les français ont voulu effacer le souvenir presque « tragique » de 2002, en faisant d’une pierre deux coups : montrer que la citoyenneté était revenue au premier plan et redevenue une « valeur » et que les extrêmes, de droite comme de gauche et même du centre, ne devaient plus donner le « la » de la politique française.
Gageons dans un moment d’optimisme, voire carrément d’euphorie citoyenne que nous tenterons de garder passagère et qu’on voudra bien nous pardonner, que les français seraient bien prêts sans doute aussi à effacer les résultats du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel, qui avait vu les extrêmes marquer leur deuxième but après l’ouverture du score du premier tour de 2002 !
18:45 Publié dans Actualité , Débat 2008 , Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, democratie, debats, sarkozy, royal, second tour

