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02 mai 2008

Les chiens aboient, la caravane passe.

972ee14f8c83c33da0d9fc6b886158c1.jpgCe devrait être le mot d’ordre de Nicolas Sarkozy face à la coalition des mécontents de tous poils, excités par un parti socialiste dont la décomposition idéologique attise la démagogie, et encouragés par une presse bien-pensante qui retrouve ses vieux démons d’abandon et de lâcheté. La gauche française, les syndicats en général, la bobocratie dominante sont les « culs de plomb » qui empêchent la France d’entamer le marathon de la mondialisation avec ses propres forces, qui semblent tellement éclatantes, pour autant que le pays accepte de se débarrasser de sa lourde hotte de pseudo « avantages acquis »…


Culs de plomb.

Les réforme(ette)s avancent, les mécontents de la fonction publique défilent, scandant leurs slogans débilitants d’un autre temps, les sondages baissent : la France avance donc sur la bonne voie. Quand ceux qui enfoncent le pays depuis plus de 30 ans commencent à se mobiliser, c’est que la France est sur le juste chemin !

Un gouvernement élu sur l’idée d’entamer enfin les réformes dont tout le monde parle sans jamais les mener à bien doit être fier de devenir impopulaire. Tergiverser, lanterner, c’est la certitude de la défaite, avec son cortège de remontée d’une droite extrême, de coalition d’intérêts contradictoires comme lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, et de renaissance d’une gauche démagogique en proie à ses démons idéologiques du 19ème siècle. C’est la route de l’abandon, du laisser aller, avec en fond de tableau la tiers-mondisation progressive (mais déjà entamée) d’un pays qui n’a pas compris qu’il pourrait faire la course en tête, s’il arrivait à accepter de se faire « un peu mal » durant 5 ou 6 ans.

Poursuivre et accélérer les réformes, les pousser jusqu’à leur terme libéral, c’est la certitude de suivre la recette gagnante du 21ème siècle, c’est entrer dans l’histoire par la grande porte.

Courage, Nicolas : ne pense pas à ta réélection, met au pas ta majorité de couilles molles, botte les « culs de plomb » qui finiront par te remercier. Nos enfants attendent ces réformes, même si leurs profs leur serinent qu’ils doivent vivre en rampant, et que certains font mine de le croire.

Immigration.

Le problème de l’immigration en France dans les 20 prochaines années, si les réformes s’arrêtent maintenant, si une volonté politique forte ne brave pas l’impopularité et la « démocratie d’opinion », ce ne sera pas l’accueil d’immigrants nouveau, mais le début d’une émigration qui deviendra massive de la part des français des classes moyennes qui supportent sans rien dire depuis 30 ans le fardeau social des  idées délirantes des années Mitterrand et Chirac. Déjà nombre de jeunes diplômés de bon niveau quittent la France pour travailler dans des contrées ou la liberté d’entreprendre, de chercher, d’innover, de changer, de gagner, existe. Demain une nouvelle vague, plus forte, quittera notre si beau pays, dont on se maudit de penser parfois qu’il soit si mal peuplé !

Le signal de la débandade ne doit pas être donné, mais je connais bon nombre de français excédés qui commencent à y songer sérieusement.

18:50 Publié dans Actualité , Humeur , Hypocrisie politique , politique 2008 , Réformes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : premier mai, sondage, réformes, lycéens en colère, éducation en colère, sarkozy, politique

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