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28 janvier 2007
Y a-t-il une prime au populisme et à la démagogie ?
C'est ce que pourrait nous faire croire l'orientation de la vie politique française depuis quelques années. Pas seulement à cause du "tout émotion" qui submerge de temps à autre les médias et force les politiques à prendre dans cette fausse urgence médiatique des positions, voire des décisions sans aucun recul, sans plus de réflexion que celle de l'instantané, mais aussi parceque les leaders des partis politiques français, à de rares exceptions près, sont parvenus à ces postes en surfant sur la vague malodorante du populisme et de la démagogie.
C'est le cas de Ségolène Royal et de François Bayrou, qui rejoigne là Le Pen, maître renommé es démagogie et populisme.
Le populisme c'est la politique qui critique les élites et prône le recours au peuple, et la démagogie est la politique qui flatte et exploite les sentiments et les réactions des masses. Ces deux définitions s'appliquent à l'essentiel des programmes et surtout des comportements de Royal et Bayrou. C'est triste et dangereux, parceque cela paye, électoralement parlant.
22:05 Publié dans Actualité , Débat 2008 , Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, democratie, debats, sarkozy, bayrou, royal, le pen
20 janvier 2007
Justitude de l’ordre.
On connaissait la « bravitude de la justice chinoise », on savait que Ségolène Royal avait expliqué lors de son voyage au Sénégal ce qu’était la « République du respect », puisqu’elle avait rabroué un journaliste qui l’interrompait pour lui poser une question en expliquant qu’elle lui appliquait le principe de la « République du respect » en lui demandant de se taire, on la savait demi sourde devant les députés du Hezbollah lors de sa visite au Liban, et maintenant on vient de comprendre ce qu’est « l’ordre juste » !
La « bravitude » avait valu de François Hollande cette explication : c’est sans doute ne « chinoiserie »…. Aucun carton jaune n’avait alors été sorti pour cette phrase.
L’ordre juste n’était pas encore arrivé à maturité, à moins que ce ne fussent les débats populaires qui sont sensés suggérer un programme à madame Royal qui n’avaient pas encore rendu leur (juste) appréciation sur ce concept.09:55 Publié dans Actualité , Débat 2008 , Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Démocratie, royal
13 janvier 2007
John Fitzgerald Ségolène….
« Plutôt que de vous demander ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. » J.F. Kennedy *.
Cette phrase aujourd’hui passée dans les annales, a été reprise par Ségolène Royal lors de sa première intervention devant un parterre socialiste en Poitou-Charentes immédiatement après sa victoire lors des primaires du parti socialiste en novembre dernier.
Je ne sais si c’est pour mieux jouer sur l’ambiguïté de sa candidature, tant cette maxime est étrangère à la culture socialiste, qu’elle a été prononcée à ce moment là par la candidate juste victorieuse.
Et j’ai trop peur de la vraie nature des socialistes, véritables maniaques de l’assistanat et de la dénonciation de causes toutes exogènes aux malheurs de chacun et de tous, pour envisager d’apporter ma voix à madame Royale.
Mais j’avoue que, bien que passée sommes toutes relativement inaperçue et commentée il y a deux mois, cette parole – je répète : la première prononcée en public après son triomphe au PS, donc certainement pas improvisée, comme tout ce que fait madame Royal depuis un an et demi - cette parole donc, m’a impressionné. Je désespérais d’un politique français la jamais pouvoir prononcer un jour. Plutôt que sa force syntaxique même, c’est vraiment au fond qu’il faut la méditer.
16:35 Publié dans Actualité , Débat 2008 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, royal
08 janvier 2007
Chirac préfère-t-il Ségolène ?
C’est ce qui ressort nettement de la campagne des vœux actuelle. Il n’est pas une de ces sorties présidentielles, qui précèdent la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l’UMP où le président en exercice ne tente de tacler le futur candidat de la droite à sa succession.
Droit opposable au logement, développement des services publics sur tout le territoire, critique de l’économie de marché et du libéralisme, soutien au service public postal, rappel des positions françaises anti-américaines lors de l’invasion de l’Irak en 2003, chaque discours de Chirac est l’occasion de miner le parcours du candidat Sarkozy, soit en lui volant des idées déjà développées (comme le funeste droit au logement opposable), soit en le gênant sur son discours de rupture, comme avec l’apologie « corrézienne » de nos services publics tellement peu efficaces, parce qu’essentiellement au service de ceux qui y travaillent – si peu d’ailleurs pour certains – et qui font progresser leurs « avantages acquis » en profitant de l’absurdité de la cohabitation entre droit de grève et situation monopolistique.
08:45 Publié dans Actualité , Débat 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, royal, sarkozy
07 janvier 2007
Modèle social.
Chirac lors de ses vœux aux "forces vives" de la Nation, a ressorti le "modèle social français", que l'on croyait tellement vermoulu qu'on l'imaginait déjà mort, quoique le cercueil nous paraisse bien pesant, et le chemin du cimetière bien long.
Dans le cadre de velours cramoisi de la salle des fêtes de l’Elysée, le vieil artiste au répertoire archi-connu, maquillé comme une voiture volée, a fait son récital devant une assemblée de forces très peu vives au premier chef desquels on reconnaissait les vieux dinosaures du syndicalisme français, un peu bouffis et lèvres pincées, comme il se doit lorsqu’on est reçu chez l’ennemi de classe.
11:25 Publié dans Actualité , Débat 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, chirac, sarkozy
04 janvier 2007
Culture de l'irresponsabilité.
On m'a toujours appris que le corollaire naturel de la liberté est la responsabilité. Que l'un ne va pas sans l'autre, comme Tintin et Milou, Titus et Bérénice, Roux et Combaluzier. Et cela semble bien naturel, je n'ai jamais eu de difficulté à comprendre cette évidence, aussi loin que je peux me remémorer.
Libre de choisir ma vie, ma route, mon attitude en toute circonstance, mais tenu d'en assumer les conséquences. Le choix, fruit de la liberté, produit à maturité la responsabilité. Ce que j'ai choisi, j'en accepte les conséquences.
c'est simple,c'est logique, et surtout, c'est juste. L'enfant de 6 ans que je ne suis plus depuis longtemps l'avait compris instantanément.
Aujourd'hui les français dans un élan de "large" consensus (mais le consentement général en cette matière est-il si partagé ?) s'engagent fortement dans une voie où la responsabilité sera décorrelée de la liberté. Ainsi voudrait-on, un sans domicile fixe ou un « mal logé » pourra-t-il, opposer « son » DROIT au logement à la puissance publique, qui se trouverait dans une obligation légale de lui procurer un logement ou… de l’indemniser.
11:25 Publié dans Débat 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, sarkozy, royal
02 janvier 2007
Pourquoi le droit au logement est un gadget idiot.
Encore un droit inutile, que personne ne pourra garantir, et que Chirac laissera en héritage à la France, seul pays au monde, avec la peu regrettée Union Soviétique et sa constitution de 1936 – la « plus démocratique du monde » selon Staline -, à continuer à exploiter le filon des « droits » idiots, et à vouloir inscrire dans la Loi ce damné droit au logement.
16:15 Publié dans Actualité , Débat 2008 , Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, democratie, sarkozy, royal

